24.03.2008
Mona
Unique comme le soleil.
Unique comme le soleil et la chaleur de ses rayons .
Unique comme le lit du fleuve primordial dont sont issus tous les rêves de lumière et de bonheur.
Mona !
La voix de Mona sonne dans les plis du vent.
Un vent solaire s’est levé, qui refoule la nuit en vagues concentriques. Au centre est un joyau de lumière ; son nom est sur toutes les lèvres. Frémissant comme une aile de papillon. La joie est au cœur du prétendant.
Trop de nuits solitaires pour ne pas saluer le retour de l’unique. La perle au creux des reins. Le temps qui se cambre pour accueillir les mots bruissants, la fleur des souffles effeuillés.
Un voile se lève, une voile attend, levée par la houle. Au lit même de l’espace et du temps. Là coule un fleuve, qui lave les péchés, qui lève les andains. Là coulent des larmes, comme ruisseaux d’eau claire : tout au fond est la joie de Mona, profonde, venue des gorges du désir, où lève l’élan de vie, comme un sacrifice, extase ou regret, lave et coulée profonde, sous l’aube du navire qui sillonne le fleuve, poisson d’or en l’eau nocturne, posé, ceinture de feu, comme âme et cœur de la respiration du monde.
L’homme, le prétendant est allé boire aux larmes de Mona. Elles sont d’eau claire et d’eau de vie. Car en son centre est un joyau de lumière. L’oreille y tend le cri du monde nouveau né.
Extase et philtre comme en un noyau de plaisir! Tous les poisons n’y sauront rien. Ni l’envers, ni l’endroit, ni l’alpha, ni l’omega. Rien n’est à y verser de mort ou d’envie.
Tout y vit à jamais. Où naquit l’homme primordial…
13:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poème, musique des sphères, étoile, origine, paradis


